| La fabrique de l’efficacité dans les réformes de type nouveau management public au Cameroun (The efficiency Factory in new public management reforms in Cameroon) | ||
Akamba Mbengono Obama, Jean Marc - (2025-12-17) / Université de Rennes - La fabrique de l’efficacité dans les réformes de type nouveau management public au Cameroun Langue : Français Directeur de thèse: Stimec, Arnaud; Ondoua Biwolé, Viviane Laboratoire : Arènes (Rennes) (2017-....) Ecole Doctorale : École doctorale Sciences Economiques et sciences De Gestion - Bretagne (Rennes ; 2022-....) Thématique : Gestion et organisation de l'entreprise | ||
Mots-clés : Nouveau management public, Bureaucratie, Réforme, Efficacité, Approche cognitive., Bureaucratie, Réforme, Efficacité de l'organisation Résumé : La littérature s’accorde sur le caractère mitigé du bilan des réformes engagées sous le prisme du Nouveau Management Public (Weller & Woods, 1999). Si les causes d’échec ont été largement étudiées, on sait peu de choses sur les interactions et la hiérarchisation des facteurs de succès ou d’échec (Stimec & Combes-Joret, 2019). C’est pourquoi la présente recherche se penche sur les facteurs d’efficacité du Nouveau Management Public (NMP). La démarche d’étude de cas multiples (Yin, 2009) permet d’identifier sept variables pour évaluer huit réformes camerounaises entre 2000 et 2025. Elle mobilise les théories des parties prenantes (Freeman, 1984) et de la traduction (Callon, 1986). À partir d’une analyse documentaire et de contenu de 49 entretiens semi-directifs, l’approche cognitive interprétativiste montre que seules trois des huit réformes sont relativement efficaces, grâce à la structure bureaucratique. Ce résultat peut sembler contradictoire, car on pensait que la bureaucratie était inefficace (Hood, 1976), ce qui avait conduit à l’adoption du NMP. Pourtant, la bureaucratie n’a pas été rejetée, mais a plutôt été hybridée, révélant une variété d’adaptations contextuelles. Ainsi, le succès des réformes inspirées du Nouveau Management Public dépendrait de la combinaison d’une bureaucratie flexible à la mode « libérale » et du rôle joué par les « traducteurs » des réformes. Ce résultat contraste avec la littérature et replace la bureaucratie au cœur du processus des réformes. Résumé (anglais) : Literature agrees on the mixed outcomes of reforms undertaken through the lens of New Public Management (Weller & Woods, 1999). While the factors behind failure have been widely studied, uncertainties remain regarding the interrelations between success and failure factors, as well as their prioritization (Stimec & Combes-Joret, 2019). This research therefore focuses on the effectiveness factors of New Public Management (NPM). The multiple case study approach (Yin, 2009) identifies seven variables used for a mixed evaluation of eight Cameroonian reforms implemented between 2000 and 2025, drawing on stakeholder theory (Freeman, 1984) and translation theory (Callon, 1986). Based on document analysis and content analysis of 49 semi-structured interviews, the interpretive cognitive approach reveals that only three out of eight reforms demonstrate relative effectiveness, particularly linked to the role of the bureaucratic structure. This finding appears paradoxical, given the presumed inefficiency of bureaucracy (Hood, 1976), which originally motivated the adoption of NPM. Bureaucracy is therefore not eliminated but rather hybridized, revealing a plurality of contextual adaptations. The success of reforms inspired by NPM would thus depend on the combination of a flexible, liberal-type bureaucracy and the role played by reform translators. This result contrasts with the generally favorable literature and challenges the role and significance of bureaucracy in reform dynamics. Identifiant : rennes1-ori-wf-1-21891 | ||
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