| Version imprimable |
| Corrélation entre l'intensité de la cytolyse hépatique et la présence ou non de lésions hépatiques au scanner chez les traumatisés sévères (Correlation between the intensity of hepatic cytolysis and the presence or absence of liver lesions on CT scan in patients with severe trauma) | ||
Blanchet, Elodie - (2025-10-22) / Universite de Rennes - Corrélation entre l'intensité de la cytolyse hépatique et la présence ou non de lésions hépatiques au scanner chez les traumatisés sévères Langue : Français Directeur de thèse: Boeffard, Adeline Thématique : Médecine et santé | ||
Mots-clés : Traumatisé sévère, Traumatisme abdominal, Lésion hépatique, Foie, Cytolyse hépatique, Transaminases, Scanner, Abdomen, Foie, Mort cellulaire , Transaminases , Scanographie Résumé : Contexte : Les traumatismes sévères en France sont fréquents. L’abdomen est la 3e région la plus touchée. Les patients ayant un traumatisme avec une cinétique élevée sans point d’appel clinique abdominal ou bien avec une cytolyse hépatique sur la biologie sans douleur abdominale, n’ont pas de prise en charge parfaitement établie, l’indication du scanner pose question. Une prescription d’imagerie à l’excès peut augmenter le temps de prise en charge du patient, engendrer une surcharge de demande d’imagerie, une irradiation inutile. Objectif : Cette étude analyse la corrélation entre la cytolyse hépatique et la présence ou non de lésions hépatiques sur le scanner chez les traumatisés sévères, lors de leur prise en charge initiale. Elle cherche également à identifier un seuil d’ASAT et d’ALAT pour lequel le risque d’avoir une lésion hépatique serait quasiment nul. Elle analyse également les facteurs confondants pouvant jouer sur la cytolyse hépatique. Méthodes : L’étude inclut les traumatisés sévères majeurs, pris en charge au CHU de Rennes, en SAUV et au trauma center, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. Cette étude correspond à un test diagnostique comparant la cytolyse hépatique au scanner, test de référence. Elle a pour critère de jugement principal la VPP et la VPN. En objectifs secondaires, une étude des facteurs confondants est réalisée ainsi que la détermination d’un seuil d’ASAT normé et d’ALAT normé à l’aide d’une courbe ROC. Résultats : 940 patients ont été inclus dans cette étude dont 102 présentant une lésion hépatique. La cytolyse présente une bonne sensibilité mais une faible spécificité de diagnostiquer une lésion hépatique. La VPN de la cytolyse est bonne à 96,93 % [94,8%;99%]. On observe un fort taux de FP avec 585 patients sur 940. Un seuil d’ASAT normé a pu être établi à 3,49 pour une VPN de 96,82 % [95,5%;98,2%] et un seuil d’ALAT normé à 1,91 pour une VPN de 97,23 % [96%;98,4%]. La présence d’un antécédent hépatique multiplie par 3 le risque d’être faux positif par rapport à tous les autres cas (VP, FN et VN). Conclusion : La cytolyse est un test diagnostique très sensible mais très peu spécifique car il génère beaucoup de FP. La présence d’une cytolyse hépatique est peu prédictive de la présence de lésion hépatique. En revanche, l’absence de cytolyse est un bon reflet de l’absence de lésion hépatique. Ces résultats sont encourageants et pourraient faire l’objet d’une étude multicentrique et d’une puissance supérieure. Résumé (anglais) : Background: Severe trauma is common in France, with the abdomen being the third most frequently affected region. Patients with high-energy trauma without clinical abdominal findings, or those presenting with hepatic cytolysis on laboratory tests but without abdominal pain, do not have a clearly established management pathway. The indication for CT scanning in these cases remains debatable. Excessive imaging prescriptions may prolong patient management time, increase imaging workload, and expose patients to unnecessary radiation. Objective: This study analyzes the correlation between hepatic cytolysis and the presence or absence of liver lesions on CT imaging in patients with severe trauma during their initial management. It also aims to identify AST and ALT thresholds below which the risk of liver injury is nearly negligible. Additionally, it evaluates confounding factors that may influence hepatic cytolysis. Methods: The study included major severe trauma patients managed at Rennes University Hospital, in the emergency resuscitation unit (SAUV) and trauma center, between January 1, 2020, and December 31, 2024. This diagnostic test study compared hepatic cytolysis with CT imaging, considered the gold standard. The primary endpoints were positive predictive value (PPV) and negative predictive value (NPV). Secondary objectives included the analysis of confounding factors and the determination of normalized AST and ALT thresholds using ROC curves. Results: A total of 940 patients were included, of whom 102 presented with liver injury. Hepatic cytolysis showed good sensitivity but poor specificity for diagnosing liver lesions. The NPV of cytolysis was high at 96.93% [94.8%–99%]. However, a high false-positive rate was observed, with 585 of 940 patients affected. A normalized AST threshold of 3.49 was identified, yielding an NPV of 96.82% [95.5%–98.2%], while a normalized ALT threshold of 1.91 corresponded to an NPV of 97.23% [96%–98.4%]. A history of liver disease tripled the risk of false positives compared to all other cases (TP, FN, TN). Conclusion: Hepatic cytolysis is a highly sensitive but poorly specific diagnostic marker, as it generates a large number of false positives. The presence of hepatic cytolysis is therefore poorly predictive of liver injury, whereas its absence strongly suggests the absence of hepatic lesions. These findings are encouraging and warrant a multicenter study with greater statistical power Identifiant : rennes1-ori-wf-1-21553 | ||
| Exporter au format XML |