| Version imprimable |
| L’abord des dysfonctionnements sexuels féminins en consultation de médecine générale : étude des pratiques des médecins généralistes bretons (Addressing Female Sexual Dysfunctions in General Practice: a Study of General Practitioners’ Practices in Brittany) | ||
Eudier, Alice - (2025-10-23) / Universite de Rennes - L’abord des dysfonctionnements sexuels féminins en consultation de médecine générale : étude des pratiques des médecins généralistes bretons Langue : Français Directeur de thèse: Bonnet, Tiffany Thématique : Médecine et santé | ||
Mots-clés : Sexualité, Médecin généraliste, Dysfonctionnements sexuels, Consultation, Dépistage, Bien-être, Troubles sexuels féminins, Sexualité, Médecins généralistes, Pratique médicale, Consultation médicale Résumé : Introduction : Les dysfonctionnements sexuels féminins sont peu étudiés et abordés malgré une prévalence estimée à 50% des femmes. En médecine générale, seules 8% des femmes sont interrogées sur leur santé sexuelle alors que les médecins généra listes sont souvent leur premier recours. Ce travail s’intéresse aux pratiques des médecins bretons pour aborder et prendre en charge les DSF, ainsi qu’à leurs éventuels freins et attentes pour améliorer cette prise en charge. Matériel et Méthode : Une étude qualitative a été réalisée par entretien semi-dirigés auprès de médecins généralistes rempla çants ou installés en Bretagne. Résultats : Treize médecins ont participé aux entretiens. Les médecins se disaient, pour la plupart à l’aise avec le sujet et ils re connaissaient l’importance de son dépistage même si certains avaient du mal à l’aborder avec leur patiente. La manière d'aborder les DSF était souvent la même. C'était principalement au cours des consultations de gynécologie que les médecins abordaient le sujet même si certains motifs comme les troubles dépressifs et les pathologies chroniques pouvaient être citées. Les médecins commençaient la prise en charge seuls puis orientaient vers d’autres professionnels de la santé sexuelle si besoin. Les principaux freins retrouvés étaient le manque de temps, le manque de solution, mais aussi la culture de la patiente ou son statut relationnel. Les médecins hommes citaient aussi leur genre comme limite à l'abord du sujet La majorité souhaiterait une meilleure formation pour aborder ce sujet sensible et tous soulignaient l’intérêt de sensibiliser davan tage les patientes. Conclusion : L’étude montre que les médecins généralistes abordent peu les troubles sexuels féminins hors des consultations gynécologiques, freinés par le manque de temps et les tabous. Pour faciliter l’abord des DSF en incluant toutes les orientations sexuelles et tous les statuts relationnels des patientes, la mise en place d’une question standardisée serait intéressante. Elle pour rait aussi permettre aux médecins hommes de se sentir moins intrusif. La revalorisation d'une consultation dédiée à la santé sexuelle indépendamment de l'âge pourrait être une piste pour compenser le manque de temps. Une meilleure formation des pro fessionnels et la sensibilisation des patientes pourraient aussi améliorer le dépistage. La santé sexuelle doit être pleinement intégrée à la santé globale des femmes. Résumé (anglais) : Introduction: Female sexual dysfunctions (FSDs) remain insufficiently studied and rarely addressed in clinical settings, despite an estimated prevalence affecting up to 50% of women. In general practice, only 8% of women are questioned about their sexual health, even though general practitioners (GPs) are often the first healthcare professionals consulted. This study aims to explore how GPs in Brittany approach and manage FSDs, as well as the barriers they face and their expectations for improving care. Methods: A qualitative study was conducted using semi-structured interviews with GPs, both established and locum, practicing in Brittany, region of France. Results: Thirteen GPs participated in the study. Most reported feeling relatively at ease with the topic and acknowledged the im portance of screening, although some experienced difficulty initiating the conversation. FSDs were most commonly addressed during gynecological consultations, though other reasons for consultation, such as depressive symptoms or chronic diseases, could also lead to discussion. Initial management was usually undertaken by the GP, with referral to other sexual health professionals when necessary. The main barriers identified included lack of time, limited treatment options, and patient-related factors such as cultural background or relationship status. Male physicians specifically mentioned their gender as a limiting factor in broaching the subject. Most participants expressed a need for better training on the topic and emphasized the importance of raising patient awareness. Conclusion: This study highlights that FSDs are rarely addressed outside of gynecological consultations in general practice, lar gely due to time constraints and persisting taboos. Implementing a standardized question could facilitate the discussion of FSDs, irrespective of sexual orientation or relationship status, and may help male physicians feel less intrusive. The creation of dedicated consultations focused on sexual health regardless of patient age could be a way to overcome time limitations. Improved professio nal training and increased patient education could also enhance screening and care. Sexual health must be fully integrated into the broader context of women’s health Identifiant : rennes1-ori-wf-1-21525 | ||
| Exporter au format XML |