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| Étude descriptive du parcours de soin de patientes présentant une dépression du post-partum dans le bassin rennais - PaSDPP (Descriptive Study of the Care Pathway of Women with Postpartum Depression in the Rennes Area – PaSDPP) | ||
Courant, Anna - (2025-09-19) / Universite de Rennes - Étude descriptive du parcours de soin de patientes présentant une dépression du post-partum dans le bassin rennais - PaSDPP Langue : Français Directeur de thèse: Lecoustey , Maud Thématique : Médecine et santé | ||
Mots-clés : Dépression du post partum, Délai, Prise en charge spécialisée, Dépression du post-partum , Délai de prise en charge, Parcours de soins coordonnés Résumé : Contexte. La dépression du post-partum (DPP) touche environ 10 à 15 % des nouvelles mères et peut entraîner des conséquences graves pour les femmes ainsi que le développement de leurs enfants. En France, le suicide est identifié comme la principale cause de mortalité maternelle entre 6 semaines et 1 an après l’accouchement, selon les données de l’Enquête Nationale Confidentielle sur les Morts Maternelles. A ce jour, il n’existe pas de données sur le délai de prise en charge de la dépression du post partum. Objectif. Déterminer le délai de prise en charge en unité spécialisée pour la dépression post-partum dans le bassin rennais. Méthode. Étude rétrospective, observationnelle et descriptive multicentrique au sein de deux centres spécialisés : l’unité de psychiatrie périnatale du Centre Hospitalier Guillaume Régnier et l’hôpital de jour pédopsychiatrique du Centre Hospitalier Privé de Saint-Grégoire. Les patientes incluses ont été prises en charge entre le 1er novembre 2023 et le 1er novembre 2024. Les données collectées portaient sur les paramètres démographiques, médicaux, les délais d’adressage et de prise en charge. Résultats. Le délai moyen de prise en charge spécialisée était de 22 jours. Le délai moyen de diagnostic de dépression post-partum était de 141 jours. La majorité des patientes étaient adressées pour des motifs liés à la mère, dont 93% pour dépression du post-partum (n=78). Seules 12% (n=10) des patientes étaient adressées par leur médecin traitant. Un traitement médicamenteux et/ou une psychothérapie étaient souvent initiés avant ou pendant la prise en charge spécialisée. Certains facteurs de risques influençaient le délai de prise en charge, à la baisse en cas d’antécédent psychiatrique (rs=-0,3922 ; p=0,0321), à la hausse en cas d’antécédent de migration (rs= 0,4326 ; p=0,017) ou d’antécédent de pathologie somatique chronique (rs=0,4521, p=0,0119). Conclusion. Le délai de prise en charge spécialisée dans le bassin rennais semble raisonnable, sous réserve de l’absence de donnée comparative. Optimiser l’accès aux soins psychiatriques, notamment en réduisant les temps d’attente, est crucial pour réduire la mortalité maternelle et favoriser la santé mentale des mères et de leurs enfants. Résumé (anglais) : Background. Postpartum depression (PPD) affects approximately 10–15% of new mothers and can have serious consequences for both women and their children’s development. In France, suicide has been identified as the leading cause of maternal mortality between 6 weeks and 1 year after childbirth, according to data from the National Confidential Enquiry into Maternal Deaths. To date, no data exist on the delay in management of postpartum depression. Objective. To determine the delay in accessing specialized care for postpartum depression in the Rennes area. Methods. Retrospective, observational, descriptive, multicenter study conducted in two specialized centers: the perinatal psychiatry unit of Guillaume Régnier Hospital and the child psychiatry day hospital of the Saint-Grégoire Private Hospital. Patients included were treated between November 1, 2023, and November 1, 2024. Data collected included demographic and medical parameters, as well as referral and management delays. Results. The mean delay to specialized care was 22 days. The mean delay to diagnosis of postpartum depression was 141 days. Most patients were referred for maternal reasons, 93% for postpartum depression (n=78). Only 12% (n=10) of patients were referred by their general practitioner. Pharmacological treatment and/or psychotherapy were often initiated before or during specialized management. Certain risk factors influenced the delay in care: it was shorter in cases of prior psychiatric history (rs = -0.3922; p = 0.0321), but longer in cases of migration history (rs = 0.4326; p = 0.017) or chronic somatic disease (rs = 0.4521; p = 0.0119). Conclusion. The delay in accessing specialized care for postpartum depression in the Rennes area appears reasonable, though no comparative data are available. Improving access to psychiatric care, particularly by reducing waiting times, is crucial to lowering maternal mortality and supporting the mental health of both mothers and their children. Identifiant : rennes1-ori-wf-1-21269 | ||
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