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Etat des lieux du recours aux urgences pédiatriques des médecins généralistes sur le territoire briochin : principaux déterminants et pistes d’amélioration
(Status report on pediatric emergency referrals by general practitioners in the Côtes d'Armor region: main determinants and avenues for improvement)

Le Corvec, Solenn - (2024-12-03) / Universite de Rennes - Etat des lieux du recours aux urgences pédiatriques des médecins généralistes sur le territoire briochin : principaux déterminants et pistes d’amélioration

Langue : Français
Directeur de thèse:  Chevret , Laurent
Thématique : Médecine et santé
Accès à la ressource : https://ged.univ-rennes1.fr/nuxeo/site/esupversion...

Mots-clés : Recours urgences, Pédiatrie, Pertinence des soins , Médecins généralistes , Urgences en pédiatrie, Médecine -- Prise de décision, Relations interprofessionnelles dans le domaine de la santé

Résumé : Introduction : Le système de santé connait une crise démographique inédite avec un recul du nombre de médecin par habitant et une saturation des urgences. Le rapport de l’IGAS de 2021 souligne que le manque de communication ville-hôpital majore la saturation des urgences. Nous nous sommes intéressés à la situation briochine pour réaliser un état des lieux et envisager les pistes d’amélioration. Méthode : il s’agit d’une étude monocentrique prospective sur 4 mois sur les urgences pédiatriques non traumatologiques de l’hôpital Yves Le Foll, auprès des patients de 0 à 17 ans, munis d’un courrier d’adressage d’un médecin généraliste. Il s’agit d’une étude descriptive via un questionnaire anonymisé complété par le personnel médical du service. Résultats : 411 questionnaires ont été récupérés avec une prédominance d’enfants et d’adolescents, et 56% de garçons. Les patients adressés par un médecin généraliste représentaient moins de 8% des consultations aux urgences. Le principal motif d’adressage était la fièvre chez les nourrissons, et les douleurs abdominales chez les enfants et les adolescents. Dans le courrier médical, les antécédents sont présents dans moins de la moitié des cas, le traitement habituel dans 1/3 des cas et les allergies dans 21% des courriers. Dans 30% des cas, aucun examen complémentaire n’était réalisé. 12% des enfants étaient hospitalisés, parmi eux les nourrissons étaient la catégorie d’âge la plus représentée. Dans 60% des cas le traitement était modifié. Les laxatifs, les antibiotiques et les antalgiques simples sont les médicaments les plus prescrits. 20% des consultations sont jugées évitables par un appel au pédiatre de garde, cependant seulement 7% des médecins généralistes appellent en amont, avec un taux d’hospitalisation plus important. Conclusion : les patients adressés par leur médecin généraliste ne représentent qu’une faible proportion des consultations aux urgences, du fait du manque d’accessibilité des médecins généraliste et d’une inquiétude importante des parents. Cette étude met en évidence que la communication ville-hôpital pourrait être améliorée en détaillant davantage le courrier médical et en recourant davantage à la ligne d’avis du pédiatre de garde. Le développement des compétences des médecins généralistes permettrait également de réduire le recours aux urgences pédiatriques. Cependant, du fait de l’épidémiologie actuelle avec une prédominance de consultations spontanées, ces améliorations ne permettraient pas à elles-seules d’endiguer la saturation des urgences.

Résumé (anglais) : 

Identifiant : rennes1-ori-wf-1-20377
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