Association entre l’exposition à des polluants atmosphériques et l’incidence de maladies auto-immunes rhumatismales systémiques : une étude de cohorte au Québec, Canada
(Association between exposure to air pollutants and incidence of systemic autoimmune rheumatic diseases: a cohort study in Quebec, Canada)

Geslin, Mareva - (2024-09-25) / Universite de Rennes - Association entre l’exposition à des polluants atmosphériques et l’incidence de maladies auto-immunes rhumatismales systémiques : une étude de cohorte au Québec, Canada

Langue : Anglais
Directeur de thèse:  Smargiassi, Audrey
Thématique : Médecine et santé
Accès à la ressource : https://ged.univ-rennes1.fr/nuxeo/site/esupversion...

Mots-clés : Pollution atmosphérique, maladies auto-immunes , rhumatologie, mélanges d'exposition, données administratives sur la santé., Rhumatisme‎‎, Maladies autoimmunes, Particules (matière)‎, Pollution atmosphérique--Effets physiologiques, Co-exposition, Analyse par cohorte

Résumé : Contexte/Objectif : Les particules fines (PM2.5) sont liées à de nombreux effets sur la santé et peuvent déclencher des maladies auto-immunes rhumatismales systémiques (SARDs). Nous avons étudié le risque de SARDs lié à l'exposition à long terme aux PM2.5 et à ses composants (ammonium, carbone noir, poussière minérale, sel marin, nitrate, sulfate, matière organique). Méthodes : Nous avons constitué une cohorte ouverte rétrospective d'adultes québécois (sans SARDs), en utilisant les données administratives sur la santé d'avril 2000 à décembre 2019. Notre définition de cas de SARDs comprenait le lupus systémique, la dermatomyosite, la sclérose systémique, le syndrome de Sjögren et les maladies indifférenciées du tissu conjonctif. Les PM2.5 annuelles moyennes et leurs composants ont été modélisés à l'aide d'images satellitaires de la profondeur optique des aérosols et d'observations au sol. Les expositions ont été attribuées à chaque résident sur la base des codes postaux à six chiffres. Des modèles de Cox (tenant compte de l'âge, du sexe, de l'année, du statut socio-économique, du réseau de services locaux et de la région urbaine/rurale) ont généré des rapports de risque (HR) pour les PM2.5 et leurs sept composants. Une approche par "quantile-based g computation" avec des ajustements similaires a été utilisé pour estimer les HR marginaux pour le mélange des composants de PM2.5. Résultats : 7 482 397 résidents du Québec ont été étudiés. Sur 98 039 305 années-personnes, 55 267 cas de SARDs sont apparus. En utilisant le "quantile-based g computation", le HR ajusté des SARDs pour une augmentation d'un décile des composants des PM2.5 était de 1,01 (IC à 95 % 1,00-1,02). Parmi les sept composants, c'est l'ammonium qui a le plus contribué au risque de SARDs. Conclusion : Cette vaste étude de cohorte en population générale suggère que les PM2.5 ambiantes (et l'ammonium en particulier) peuvent être associées à l'incidence des SARDs. Alors que les émissions des véhicules et des industries sont de plus en plus réglementées, d'autres sources de PM2,5 et d'ammonium, en particulier les incendies de forêt, sont susceptibles de jouer un rôle de plus en plus important dans ces pathologies.

Résumé (anglais) : Objective: Fine particulate matter (PM2.5) is linked with numerous health effects and is a possible trigger of systemic autoimmune rheumatic diseases (SARDs). PM2.5 consists of seven chemical components that affect toxicity. We investigated SARDs risk related to long-term exposure to PM2.5 and its components (ammonium, black carbon, mineral dust, sea salt, nitrate, sulfate, organic matter). Methods: We assembled a retrospective open cohort of Quebec adults (without SARDs), using administrative health data from April 2000-December 2019. Our SARDs case definition included systemic lupus, dermatomyositis, systemic sclerosis, Sjogren syndrome, and undifferentiated connective tissue disease. Mean annual PM2.5 and its components were modelled using satellite aerosol optical depth images and ground-based observations. Exposures were assigned to each resident based on six-digit postal codes. Cox models (adjusting for age, sex, year, socioeconomic status, Local Service Network and urban/rural region) generated hazard ratios (HR) for PM2.5 and its seven components. Quantile-based g-computation with similar adjustments was used to estimate marginal HRs for the mixture of PM2.5 components. Results: 7,482,397 Quebec residents were studied. Over 98,039,305 person-years, 55,267 SARDs cases emerged. Using quantile g-calculation, the adjusted SARDs HR for one decile increase in PM2.5 components was 1.01 (95% CI 1.00-1.02). Among the seven components, ammonium contributed most to SARDs risk. Conclusion: This large general-population cohort study suggests that ambient PM2.5 (and ammonium in particular) may be associated with SARDs incidence. As vehicle and industrial emissions become more regulated, other sources of PM2.5 and ammonium, particularly forest fires, are likely to be increasingly important.

Identifiant : rennes1-ori-wf-1-19753
Exporter au format XML